Pollution de l’air du métro

Par le 7 décembre 2015

L’air du métro est 9 fous plus pollué que l’air extérieur

On pouvait penser qu’il valait mieux se déplacer en métro qu’en vélo dans les grandes villes afin de limiter son exposition à la pollution de l’air, mais c’est le contraire en ce qui concerne les fines particules.
La norme pour les particules fines est de 50 mcg / m3 d’air sur 8h. Or, dans le métro parisien, on se situe autour de 120 mcg/m3. Dans les métros de villes de province, ça va jusqu’à 250 mcg/m3 (comme à Marseille). Le seul moment où on se situe en dessous des 50 mcg/m3 c’est vers 2-3h du matin, donc quand il n’y a plus personne dans le métro.
Si maintenant, on mesure ce taux de particules fines dans la rue, derrières les bus et les voitures, on est autour de 10-15 mcg/m3. Pourtant, on a l’impression que c’est beaucoup plus pollué, mais ce n’est que l’odeur des gaz d’échappement qui nous donnent cette impression. Pour en savoir plus, voici un article du Monde.
Les micro-particules vont passer dans les voies respiratoires, pour atteindre les bronches moyennes jusqu’aux petites bronches, où elles sont susceptibles de déclencher des réactions d’inflammation. Ces particules atterrissement alors dans les alvéoles et comme il s’agit de micro-particules, elles vont pouvoir traverser la membrane, comme l’oxygène et le CO2, et passer dans la circulation sanguine. A ce moment-là, ces micro-particules vont être distribuées dans tous les organes (dont cerveau, foie et reins).
Cette pollution aux fines particules ne va déclencher de réaction immédiate que chez les personnes les plus sensibles et les plus fragiles (nourrissons, bébés, asthmatiques, …). Mais sur le long terme, toute personne exposée aux particules fines augmente son risque de développer certaines maladies dégénératives.

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